jeudi 30 mars 2017

Parmi les vivants


Auteur : Charlotte Farison
Genre littéraire : Thriller
Année de parution : 2017
Éditeur : Super 8
ISBN : 978-2370560834
Nombre de pages : 531 pages

2002, Paris. Engagé au sein de l'entreprise Hermonia pour s'occuper du mécénat, Arturo remplace une certaine Lise Marshall, décédée a priori dans un accident de voiture. Problème : il n'a aucune idée de l'identité réelle de son patron ni de la véritable raison pour laquelle il a été embauché. Le fait est que ce genre de choses lui arrive régulièrement. Docile, le jeune homme tente de se couler dans le moule. Assailli par les brûlants souvenirs d'une enfance passée sous les tropiques, cependant, il sent bien qu'il ne pourra se contenter éternellement de cette vie factice.
Vienne, même époque. Jeune call-girl à l'intelligence acérée, Shula est embauchée par un certain Victor Khan, obsédé par son amour de jeunesse disparu. Ashis, son ex-mercenaire d'associé, s'efforce de le mettre en garde : il est en effet convaincu que Shula n'est pas qui elle prétend être.
De Vienne à Paris, de la jungle étouffante et létale à l'île mythique qui hante les rêves d'Arturo, une redoutable toile se tisse. Mais qui est la proie, et qui est le prédateur ? Comment distinguer les morts des vivants, les souvenirs de la réalité ? L'heure est bientôt venue de tomber les masques.

L'auteure a une très jolie plume mais malheureusement, ce thriller n'a pas répondu à mes attentes. En fait, j'ai eu l'impression que l'intrigue débutait vraiment au dernier quart du roman.

Le roman est divisé en quatre séquences tandis que les chapitres alternent entre deux protagonistes soit Arturo et Shula. D'ailleurs, je dois dire que je suis surprise de voir le style d'écriture de l'auteure qui alterne également entre nos deux héroïnes. Un peu comme si deux écrivains s'étaient associés dans l'écriture. Avec Arturo, on sent une écriture plus recherchée, plus profonde tandis qu'avec Shula, nous sommes plus dans l'action. Je dois dire que cela cadre assez bien avec leur personnalité.

Arturo est un homme de 29 ans qui, jusqu'à aujourd'hui, n'a pas fait grand chose de sa vie. Au premier abord, on pourrait penser qu'il n'est qu'un bohème parmi tant d'autres mais non. Il est intelligent, malin, intriguant mais également un peu complexe. Après divers emplois et diverses études, tout à coup, un chasseur de tête lui trouve un emploi de rêve au sein d'une grosse boîte. Il sera le protégé du directeur général, Richard, alors qu'il ne le connaît pas et ne l'a jamais rencontré. Dès son entrée en fonction, il se sent épié et son passé refait surface : Le signal...créé par une autre époque, un autre enjeu, un autre corps. Le corps d'un autre. La certitude que quelqu'un te surveille. Pas loin, pas trop près non plus. La nuit se déplace lentement sur lui. Le type qui garde un œil sur toi. Tu en l'as pas vu, mais tu l'as vu. Quelque chose en toi l'a vu. Comme autrefois. Parce qu'il a toujours été là.

Shula est une danseuse, célibataire et qui décide de faire un dernier coup avant de se retirer. Au contraire d'Arturo, l'auteure semble laisser planer une aura de mystère autour de celle-ci. On apprend à la connaître au fil du temps. De plus, tout au long du récit, on peut se poser la question à savoir jusqu'à quel point cette aventure, ce dernier contrat était planifié de la part de Shula. Car assez rapidement, on comprend qu'elle ne l'a pas accepté pour un coup d'argent. Alors quel est son but réel?

Plusieurs personnages viennent se rattacher à nos protagonistes. Que ce soit Victor, Ashis, Nick, Sergueï ou Richard, ils semblent tous jouer un rôle dont le but est encore attaché au passé! Mais qui en sortira vainqueur? Qu'espèrent-ils gagner?

Au final, je suis déçue par ce thriller. Il manque une bonne dose de suspense...vous savez ce petit quelque chose qui fait battre notre cœur plus rapidement et qui fait que l'on ne voit pas le temps passé? Il y a tellement de longueur autour d'Arturo. Dommage car l'auteure a une si jolie plume!


Ma note : 2.5/5

Je tiens à remercier Super 8 éditions pour ce thriller.


dimanche 26 mars 2017

Ne pleure pas


Auteur : Mary Kubica
Genre littéraire : Thriller
Année de parution : 2017
Éditeur :  HarperCollins
ISBN : 979-1033900177
Nombre de pages : 342 pages

Chicago, en ville. Esther Vaughan disparaît du jour au lendemain. Inquiète, Quinn, sa colocataire, prend conscience qu'elle ne sait rien d'Esther : celle-ci a toujours refusé de parler de sa famille, et laisse derrière elle un fouillis qui ne lui ressemble pas - en particulier une lettre qui instille le doute dans l'esprit de Quinn "sainte Esther", comme elle la surnomme, n'est peut-être pas la personne qu'elle croit...

Ailleurs, dans un petit port sur la rive du lac Michigan. Alex Gallo voit entrer une inconnue dans le café tranquille où il travaille. Le genre de jeune femme dont la beauté et le charme font qu'elle ne passe pas inaperçue et ne laisse pas indifférent. Alex a dix-huit ans ; il se laisse envoûter en toute innocence.


Avec un tel résumé, mes attentes face à ce thriller étaient assez élevés mais également en raison de la notoriété de l'auteure.

L'intrigue se déroule à deux endroits et vu sous deux angles totalement différents. Il y a Quinn, une jeune femme qui, un an auparavant, a fait le grand saut en allant cohabiter à Chicago avec Esther. Une colocataire qui deviendra sa meilleure amie et qui lui donnera de l'assurance. Et Alex, un jeune homme d'à peine dix-huit ans, qui vit avec son père alcoolique et dont la mère a quitté le domicile alors qu'il était enfant. Le seul lien qui unit nos deux protagonistes, c'est une jeune femme aux cheveux ombrés.

Chicago : Alors que Quinn remarque l'absence de sa colocataire, celle-ci part à la recherche d'indices permettant de comprendre où elle a bien pu aller. Sa vie se voit complètement déstabilisée et demande l'aide d'un ami, Ben. En fouillant dans la chambre d'Esther et dans son passé, Quinn en viendra à soupçonner son amie d'avoir commis l'irréparable.

Esther n'est peut-être pas transparente, après tout. Peut-être qu'elle n'est pas une vitre claire et lisse, mais plutôt un kaléidoscope, un de ces jouets aux mosaïques complexes, dont le motif change, à peine le fait-on pivoter sur son axe.

Nous verrons Quinn passer de l'inquiétude à la paranoïa. Heureusement que Ben est là pour la soutenir.

Ailleurs : L'apparition de cette jeune femme aux cheveux ombrés ne laisse pas Alex indifférent. De plus, une étrangère à cette période de l'année, ne pouvait pas passer inaperçue. Encore moins, si celle-ci squatte la maison abandonnée et située tout en face de celle d'Alex. Celui-ci se sent seul et l'apparition de cette jeune femme, qu'il surnommera Pearl, l'intrigue énormément. N'ayant pas d'amis, il part en quête de découvrir qui elle est et essayera de lui venir en aide.

Malgré la disparition d'Esther qui se situe au tout début du thriller et les soupçons que cela amènent, je n'arrivais pas à embarquer. Personnellement, j'aurais préféré une fin plus détaillée et moins rapide pour remplacer les longueurs du début. Dommage car l'idée de base était excellente et la fin surprenante!

Ma note : 3/5


Je tiens à remercier la maison d'éditions HarperCollins pour ce thriller!


samedi 25 mars 2017

Ne m'appelez pas Blanche-Neige


Auteur : Gally Lauteur
Genre littéraire : Jeunesse/Romance
Année de parution : 2017
Éditeur : Hachette
ISBN :  978-2017028116
Nombre de pages : 342 pages

Qui a dit que la vie était un conte de fées? Lorsqu’on est trahie par sa meilleure amie, difficile d’y croire. Sous le choc, Blanche, 18 ans, préfère s’enfuir dans la nuit parisienne, entraînée par de mystérieux fêtards rencontrés sur le réseau social le plus populaire du moment. Si la magie devient virale, une princesse peut-elle s’en sortir avec pour seules armes : sa répartie et son téléphone? Oserez-vous croquer cette pomme d’amour et découvrir le cœur des princes de votre entourage?


Je crois que c'est la nostalgie de notre enfance qui pousse actuellement les auteurs à revisiter nos contes d'enfants. Mais peu importe la raison, pour ma part j'adore! Ici, l'auteure nous offre sa version 2.0 du conte de Blanche-Neige et je dois avouer qu'elle s'en sort avec brio.

Alors que Blanche rentre à son appartement, elle surprend sa colocataire et meilleure amie dans les bras de son père. Elle quitte sur le champ et c'est toute une gamme d'émotions qui vont la submerger. Au travers de sa colère, de sa tristesse et du sentiment de trahison, Blanche erre dans les rues de Paris. C'est alors qu'elle rencontre une drôle de dame. Elle se retrouvera avec une invitation en main et dont elle n'a tout simplement pas envie d'utiliser. Mais à force d'errer, elle finit tout de même à entrer dans la forêt...ce bar où elle fera la connaissance de Rob et de ses amis.

En peu de temps, elle se retrouve sur le réseau Pomme-d'amour.com et fera la fiesta toute la nuit avec des gens qu'elle ne connaît pas. Quelle n'est pas sa surprise au matin de se réveiller dans un lit inconnu, dans un appartement inconnu et surtout sans souvenirs de la nuit passée. Elle quitte précipitamment et tombe à nouveau sur cette drôle de dame qui lui offre cette belle pomme rouge ainsi que l'opportunité de faire un vœu. Et à partir de là, les événements vont s'enchaîner. Blanche se fera des amis, se trouvera un boulot, ira danser au château et qui sait, peut-être trouvera-t-elle son prince charmant?

Tout au long de ce conte, Blanche est aveugle face à son cœur et ses émotions : Faire croire qu'en apparence tout va bien quand à l'intérieur on est brisée. Je ne dors pas vraiment dans mon cercueil transparent, je fais juste semblant de vivre éveillée de l'autre côté d'une vitre protectrice.

L'auteure nous livre une version tout en humour. Les nains sont attachants et uniques, même Grincheux et Le prof. Mais au-delà de l'humour, l'auteure aborde des sujets plus profonds tels que l'amitié, l'amour mais aussi la famille. Par contre, elle reste en surface et faut prendre ce livre pour ce qu'il est, soit un simple conte revisité!

Ma note : 3.5/5


Je tiens à remercier la maison d'éditions Hachette pour ce conte revisité!


mercredi 22 mars 2017

Il neige sur Central Park


Auteur : Nora Roberts
Genre littéraire : Romance
Année de parution : 2016
Éditeur :  HarperCollins
ISBN : 979-1033900061
Nombre de pages : 608 pages


Il neige sur New York et ses lieux magiques. Central Park, Manhattan : tout l'enchantement de l'hiver est là ! La fantaisie, le caractère, l'humour? Les héroïnes de Nora Roberts possèdent toutes cette qualité propre aux personnages des œuvres de fiction réussies : on aimerait qu'elles franchissent la frontière de l'imaginaire et entrent dans la vraie vie, pour l'illuminer de leur charme. Il n'y a jamais rien de mièvre chez Nora Roberts, qui excelle à rendre vibrantes et uniques des histoires d'amour intemporelles. Il neige sur Central Park est un recueil de trois romans (Si près de toi, Le secret de Kergallen, Un envoûtant rendez-vous).

En premier lieu, je tiens à mentionner que mes attentes en lien avec le titre de ce recueil furent quelque peu déçues. En fait, sur les trois romans, il n'y en a qu'un seul qui ait un quelconque lien avec le titre. Il n'y a que Si près de toi qui se déroule effectivement à New York en plein hiver!

1. Si près de toi

Ce premier roman est différent de ce que je suis habituée de lire de la part de l'auteure. Ici, l'intrigue se déroule autour d'une mère monoparentale qui élève seule son fils. Le père de celui-ci les a abandonnés alors que le petit Rad n'était que bébé. Ayant énormément souffert, Hester a fermé la porte aux hommes et a formé un joli nid autour de son fils. Dès son arrivée dans ce nouvel immeuble, elle rencontre Mitch qui viendra chambouler non seulement son quotidien mais également son cœur et celui de Rad.

Mitch vit seul et travaille à partir de chez lui. Il est le créateur du célèbre personnage Zark, ce qui crée immédiatement un lien entre Rad et lui. D'ailleurs, c'est le petit garçon qui donnera un second souffle à la créativité de Mitch. Au fil du temps, Mitch devra travailler en douceur pour qu'Hester reprenne confiance en l'amour.

Je dois dire que Nora Roberts a toujours une aussi jolie écriture remplie de douceur et de poésie : Tout était silencieux dans l'appartement, mais il aurait aimé lui offrir de la musique. Le parfum des roses qu'elle avait mises dans le vase était bien fade comparé au jardin qu'il imaginait pour elle. La lumière des lampes lui paraissait trop violente. S'il avait eu le choix, il n'aurait pas choisi le secret de l'obscurité mais plutôt le mystère des bougies.

2. Le secret de Kergallen

Suite au décès de ses parents, Serenity reçoit une lettre de convocation de la part de sa grand-mère qui habite en Bretagne. N'ayant plus de famille et surtout voulant connaître cette dame qu'elle n'a jamais rencontrée, elle décide de tout laisser en plan et de traverser l'Atlantique pour rencontrer la seule famille qui lui reste.

Dès son arrivée, son cousin, le comte de Kergallen l'accueille avec beaucoup de froideur. On sent immédiatement qu'il y aura beaucoup de flammèches entre Serenity et le comte. Quant à sa grand-mère, elles devront établir certaines règles pour apprendre à se connaître sinon Serenity risque de partir très tôt du château. Car il semblerait qu'un drame soit survenu alors qu'elle n'était pas encore née et depuis, sa grand-mère en veut terriblement au père de Serenity. Pourra-t-elle rétablir les faits et surtout, deviendra-t-elle partie prenante de cette famille qui est la sienne?

3. Un envoûtant rendez-vous

Brooke est réalisatrice de pubs et fera la rencontre du joueur vedette de base-ball Parks. Elle devra travailler avec lui pour une nouvelle publicité mais ce ne sera pas facile car celui-ci s'est mis en tête de la séduire et elle, de laisser les hommes hors de sa vie.

Brooke a beaucoup souffert tant dans son enfance qu'avec son ancien copain. Elle se cache derrière son travail et met toute son énergie pour éviter d'avoir des attaches avec qui que ce soit. Parks tant qu'à lui, il est tombé sous le charme de Brooke dès le début et est prêt à tout pour la conquérir. Il va donc user de beaucoup de douceur pour réussir à l'atteindre. Mais alors qu'il croit avoir enfin gagné son cœur, il se rend compte qu'il y a tout de même quelque chose qui cloche.

En conclusion, je dirais que je suis tombée sous le charme du premier recueil. Il est original et les personnages très attachants. Le deuxième est vraiment trop prévisible et ressemble trop à un conte de fées. Quant au troisième et dernier, je dois dire que la finale m'a beaucoup surprise. Je ne m'attendais pas à cela.

Un recueil doux, agréable, poétique par moment et romantique à souhait!

Ma note : 3.5/5

Je tiens à remercier la maison d'éditions HarperCollins pour la découverte de ce recueil!



mardi 21 mars 2017

Calendar Girl - Janvier


Auteur : Audrey Carlan
Série : Calendar girl, tome 1
Genre littéraire : Érotique
Année de parution : 2017
Éditeur :  Hugo Roman
ISBN : 978-2755629095
Nombre de pages : 154 pages

Mia Saunders rêve de devenir actrice, elle a quitté Las Vegas où elle vivait avec sa sœur et son père pour s'installer à Los Angeles. Mais elle va devoir revoir ses projets, car Mia a besoin d'argent, de beaucoup d'argent. Elle doit en effet rembourser les dettes de jeu de son père. Un million de dollars. Son ex-petit ami est celui qui a prêté de l'argent à son père, l'a fait tabasser et l'a envoyé à l'hôpital où il est dans le coma. Bref, il faut qu'elle protège son père et sa petite sœur qui est la prochaine sur la liste de Blaine. Elle ne voit qu'une issue, contacter sa tante qui possède une agence d'escorts. Celle-ci, trop heureuse de pouvoir aider sa nièce, lui propose un accord. Elle sera l'escort d'un homme différent par mois pendant un an. Chaque contrat lui rapportera 100 000 dollars. La jeune femme accepte et se prépare donc à sillonner les États-Unis et à rencontrer les hommes qui s'offrent ses services.

Je me suis laissée tenter par cette série en allant me promener à la librairie. La couverture est jolie et les critiques que j'ai pu lire étaient pour la plupart positives...donc pourquoi pas me suis-je dit? Ce livre comporte évidemment de nombreux clichés et n'est pas une révolution en soi mais je le savais avant même de débuter ma lecture donc aucune déception à y avoir!

L'auteure embarque assez rapidement dans l'action. Dès les premières pages, Mia est prise en charge par sa tante Millie et le premier contrat rentre. Surprise, ce n'est pas l'homme en question qui semble l'avoir choisie mais bien sa mère. Mais celui-ci ne semble pas s'en plaindre, loin de là. Mia non plus d'ailleurs. Et très vite, le jeu embarque : Ce jeu du chat et de la souris va me plaire - même si je ne sais pas encore qui est le chat et qui est la souris.

Dès le début Wes établit des règles. Ils ne dorment pas ensemble, ils sont exclusifs et surtout, surtout : pas question de tomber amoureux! Mia accepte et se dit : Facile. Les doigts dans le nez. Mais lorsque les jours de son départ arrive, elle sait que ce sera difficile de faire ses adieux à Wes. Beaucoup plus que ce qu'elle avait envisagé. Et Wes ne semble pas prêt non plus à la laisser partir loin de lui et surtout pas, en sachant qu'elle ira passer les prochains mois avec d'autres hommes, d'autres clients!

Je suis assez surprise par ma propre réaction face à cette lecture et j'ai déjà hâte de lire la suite. J'espère qu'il y aura une continuité entre Mia et Wes. J'ai bien aimé les scènes d'érotisme. Elles sont explicites mais non vulgaires. Par contre, ce que je n'ai pas apprécié, ce sont  les quelques conversations que Mia a échangé avec sa meilleure amie Ginelle. Ce n'était vraiment pas nécessaire d'inclure un langage aussi ordinaire.

En résumé une lecture courte, simple et agréable. J'espère que les prochains tomes sauront me plaire tout autant.


Ma note : 3.5/5

lundi 20 mars 2017

The vanishing girl


Auteur : Laura Thalassa
Série : The vanishing girl, tome 1
Genre littéraire : Fantastique
Année de parution : 2017
Éditeur :  Amazon Crossing
ISBN : 978-1503938014
Nombre de pages : 342 pages

Chaque nuit, après s’être endormie, Ember Pierce disparaît. Elle peut alors se téléporter n’importe où: à l’étranger dans une ville inconnue ou dans la chambre d’un garçon qui la fait craquer. Après dix minutes, son temps écoulé, elle retourne dans son lit. C’est un secret qu’elle a réussi à conserver pendant ces cinq dernières années. Mais, maintenant, quelqu’un d’autre est au courant.

Une semaine après son dix-huitième anniversaire, un garçon superbe, Caden Hawthorne, la kidnappe et la livre au gouvernement avant de disparaître sous ses yeux. Ember comprend alors deux choses : elle n’est pas seule et les gens comme elle – les téléporteurs – sont utilisés comme une arme.

Expédiée dans un camp d’entraînement quasi militaire, Ember découvre qu’on lui a affecté Caden comme partenaire. Ils doivent désormais travailler main dans la main lors de missions de téléportation pour le gouvernement, toutes plus risquées les unes que les autres. Mais Ember compte retrouver sa liberté et elle se rapproche de Caden, qui semble détenir la clef qui la fera sortir de cette prison. Si elle parvient à rester en vie !

L'auteure a su sortir des sentiers battus en créant des personnages qui pouvaient se téléporter. Cet aspect m'a beaucoup plu. Ce premier tome permet de mettre en place les personnages principaux et de bien comprendre le système de téléportation. Il est également intéressant de voir une auteure s'aventurer du côté de la modification des gênes humains et de ce que cela peut entraîner comme conséquences.

Notre héroïne Ember se trouve être la propriété du gouvernement et doit obéir aux ordres d'un certain Dane Richards, responsable du Projet. C'est nul autre que celui qui l'a capturé, Caden, qui devient son partenaire. Le hic, c'est qu'il est beau, musclé et qu'elle se sent terriblement attiré par lui. En devenant partenaires, ils seront dans l'obligation de passer beaucoup de temps ensemble et surtout à dépendre l'un de l'autre lors des missions. Et comme le dit si bien Caden : Il est plus facile de mourir que de vivre, pendant ces missions.

L'auteure nous décrit Ember comme étant une jeune femme belle, intelligente, méfiante et curieuse. Par contre, au cours du récit j'ai remarqué quelques incohérences entre sa personnalité et ses actions. Elle doit bien se douter qu'elle est surveillée et qu'il y a des caméras partout au centre? Pourquoi poser des gestes qui justement vont la mettre en position vulnérable?

Concernant cette habileté a pouvoir se téléporter un peu partout et ces missions de dix minutes pour soi-disant sauver le pays, la planète...ont-elles réellement un but aussi noble? La frontière entre le bien et le mal n'est clairement pas bien définie. On a parfois l'impression que c'est plutôt une guerre de pouvoir qui se joue mais dont on ne sait pas encore qui en tire les ficelles et quel en est le but réel. D'ailleurs, quel est le rôle d'Adrian dans tout cela?


La fin nous jette carrément au sol! Malgré le côté naïf de notre héroïne, je reste sur mon appétit et je veux en savoir plus sur ces missions, sur Adrian, sur le Projet...et surtout sur Ember et Caden.

Ma note : 4/5

Je tiens à remercier la maison d'éditions Amazon Crossing pour la découverte de cette nouvelle saga!





dimanche 19 mars 2017

Hématomes


Auteur : Romain Slocombe
Genre littéraire : Nouvelles
Année de parution : 2017
Éditeur :  Belfond
ISBN : 978-2714468987
Nombre de pages : 224 pages

Dans la campagne normande, un thanatopracteur reçoit des lettres anonymes l’invitant à un macabre jeu de l’oie. À Paris un soir de mars 1998, tandis que Guy Georges, identifié par son ADN, est sur le point d’être arrêté, la jolie étudiante Julie Coray rentre seule chez elle et se croit suivie. En Lorraine, Anne Chamberland, jeune sculptrice venue présenter une œuvre éphémère en résidence artistique, se pétrifie lorsqu'elle reconnaît, derrière les kilos accumulés, le visage de l’aubergiste qui la sert à table. Un représentant en insecticides s’invite chez un client dans l’Eure afin de lui soutirer un devis pour travaux : comment imaginer que l’homme, endetté et veuf depuis quelques jours, est capable d’un acte désespéré ?
Dans ces contes cruels sur les routes de campagne, traversés par l’instinct meurtrier et prédateur des hommes, et faisant suite au recueil de nouvelles très japonaises Route 40 (Belfond, 2016), Romain Slocombe nous replonge dans des abîmes de noirceur. Une seule règle ici : les histoires courtes finissent toujours mal…

Voici un recueil de neuf nouvelles. Certaines plus courtes que d'autres, certaines plus sombres également. Mais en définitive, il est impossible de rester insensible à la lecture de celles-ci.

L'auteur nous amène vers des émotions de doutes, de questionnements, de peurs. J'en ai eu des frissons dans le dos. Il joue très bien sur la ligne du thriller et de la terreur. Peut-être en raison des sujets utilisés ou de son écriture mais il atteint très bien son but de déstabiliser la lectrice que je suis.

Il y a certains thèmes récurrents : la deuxième guerre mondiale, le racisme et bien sûr, la mort. Des morts tragiques en fait! Aucune mort paisible ne voit le jour dans l'univers de cet auteur. Mais des morts tels qu'on en voit parfois dans les médias ou près de chez soi...si je pense par exemple à cette nouvelle : Sale temps pour les mouches. Vous pourriez vous poser la question : est-ce que je connais vraiment mon conjoint/conjointe?

Il y a la nouvelle : Le dernier crime de Guy Georges qui m'a un peu ébranlée tant par son réalisme que par le sentiment de vulnérabilité qu'une femme peut ressentir. En voici un extrait : Une fois que t'es violée et morte, t'es violée et morte. Tu peux plus lever le doigt et dire : « Eh, m'sieur, c'est de la triche, t'opères pas dans ton périmètre habituel ».

En conclusion, c'est un recueil qui ne laisse pas indifférent. C'est un univers glauque...sombre. Est-ce que j'ai apprécié cette lecture? Difficile à dire! Est-ce que ces nouvelles m'ont déstabilisées? Totalement!

Ma note : 3.5/5

Je tiens à remercier la maison d'éditions Belfond pour ce recueil de nouvelles!



vendredi 17 mars 2017

Son dernier souffle


Auteur : Robert Dugoni
Série : Les enquêtes de Tracy Crosswhite, tome 2
Genre littéraire : Policier
Année de parution : 2017
Éditeur :  Amazon Crossing
ISBN : 978-1503940239
Nombre de pages : 512 pages

Tracy Crosswhite, détective à la Criminelle, a repris son travail après le procès sensationnel de l'assassin de sa sœur. Encore marquée par cette épreuve, elle se trouve entraînée dans une enquête qui menace de mettre en danger sa carrière, voire même sa vie.
Un tueur en série, baptisé le Cow-boy, assassine des jeunes femmes dans des motels miteux du nord de Seattle. Après avoir reçu un message de menaces suggérant que le tueur pourrait s'en prendre à elle, Tracy est chargée de mettre la main sur le meurtrier. Les pistes sont minces, le nombre des victimes augmente, et elle soupçonne que la solution se trouve dans une enquête pour homicide vieille de dix ans, que personne, à commencer par son capitaine, Johnny Nolasco, ne souhaite rouvrir.
Le Cow-boy toujours en chasse, Tracy découvrira-t-elle des preuves qui permettront de l'arrêter, ou bien deviendra-t-elle sa prochaine victime ?

Je me suis toujours dit qu'un bon roman policier était celui où je n'arrivais pas à trouver le meurtrier avant la fin. Et c'est exactement le cas pour celui-ci mais je ressors tout de même un peu déçue par la profondeur des personnages.

Tracy est une excellente détective, respectée par ses collègues et qui est reste marquée par le décès de sa sœur. Malheureusement dès le début du roman, on tombe dans un immense cliché en découvrant que son supérieur Nolasco est sur son cas et prêt à tout pour lui mener la vie dure. Il a un ego énorme et ne souhaite qu'une seule chose : trouver le moyen pour se débarrasser de Tracy et prendre du galon. Quitte à fournir des informations confidentielles à une certaine journaliste. Notre héroïne ne semble pas voir les manigances de son supérieur et n'est pas assez prudente. Du coup, elle se retrouve à faire des erreurs qui permettront à Nolasco de marquer des points. En ce qui concerne le meurtrier, l'auteur prend le temps de nous expliquer en détail ce qui le pousse à commettre ces assassinats. Malgré tout, je reste avec l'impression que ce personnage n'a rien d'unique.

Quant à l'intrigue, elle semble toujours nous mener vers le mauvais meurtrier. À chaque fois que je croyais avoir ciblé la bonne personne, je me suis trompée. C'est en bonne partie pour cette raison que j'ai apprécié le roman. J'espère que pour les prochains tomes, l'auteur saura éviter les pièges et ne pas tomber dans les clichés.

Ma note : 3.5/5

Je tiens à remercier la maison d'éditions Amazon Crossing pour ce roman policier!


mardi 14 mars 2017

Là où tu iras j'irai


Auteur : Marie Vareille
Genre littéraire : Chick-Lit
Année de parution : 2017
Éditeur :  Fayard/Mazarine
ISBN : 978-2863744284
Nombre de pages : 378 pages

Isabelle a 32 ans, un chihuahua nain prénommé Woody-Allen et une carrière d’actrice comparable à celle du Titanic : prometteuse en théorie, catastrophique en pratique.
Le jour où elle refuse la demande en mariage de l’homme qu’elle aime, sous prétexte qu’elle ne veut pas d’enfant, elle se retrouve à la rue, avec pour toute fortune vingt-quatre euros sur son compte en banque. Elle est alors forcée d’accepter le seul travail qu’on lui propose : utiliser ses talents de comédienne pour séduire Jan Kozlowski, un jeune veuf sur le point de se remarier.
La voilà donc partie en Italie, dans la maison de vacances de la richissime et déjantée famille Kozlowski. Seule ombre aux deux semaines de dolce vita qui se profilent : pour exécuter en toute discrétion sa mission « séduction », Isabelle devra jouer le rôle de l’irréprochable nanny anglaise de Nicolas, 8 ans, qui n’a pas prononcé un seul mot depuis la mort de sa mère cinq ans plus tôt. Isabelle est bien loin d’imaginer à quel point cette rencontre improbable avec ce petit garçon blessé par la vie va bouleverser sa vision du monde.

Dès les premières pages, je me suis attachée à la personnalité d'Isabelle. Elle est trentenaire, sans but précis dans la vie à l'exception bien sûr de devenir une actrice et elle semble bien aimée faire la fiesta. Bref, elle a encore l'âme d'une adolescente. Mais au fil du roman, on se rend compte qu'elle est bien plus que ce que les premières pages nous laissent entrevoir.

À son arrivée en Italie, Isabelle fera gaffes par-dessus gaffes. Elle qui dit détester les enfants, se retrouve responsable du petit Nicolas et de deux adolescentes qui se tirent les cheveux. Malgré cela, elle finit par apprendre à les connaître et à communiquer avec eux. Alors qu'elle devrait jouer le rôle de sa vie en séduisant Jan, elle finit par se prendre au jeu et à vraiment vouloir aider cette famille.

Au-delà des blagues et des gaffes monumentales d'Isabelle, il y a une belle profondeur au roman. Effectivement, la famille est encore en plein deuil et Isabelle vient tout chambouler. Elle trouvera le moyen de les sortir de cette étape difficile de la vie et au final, cela les rapprochera l'un de l'autre.

Et pour ajouter au roman, il y a un petit suspense tout au long de celui-ci. Pourquoi Adriana a-t-elle engagé Isabelle? Quel est le vrai but? Y a-t-il quelqu'un d'autre derrière tout cela? Et surtout, qui sont Tony et Enzo?

L'auteure a su trouver les mots pour parler du deuil et ce, sans lourdeur. Malgré les blagues et la maladresse d'Isabelle, à aucun moment je n'ai trouvé ceux-ci déplacés. Au contraire, je me suis souvent surprise à sourire. J'ai particulièrement été touché par la relation qu'Isabelle a su établir avec le petit Nicolas. Elle a beau détesté les enfants mais comme elle le dit si bien à celui-ci : Toi, tu es l'exception à ma règle.

Ma note : 4/5


Je tiens à remercier la maison d'éditons Fayard/Mazarine pour ce joli roman!

lundi 13 mars 2017

Dompteur d'anges


Auteur : Claire Favan
Genre littéraire : Thriller
Année de parution : 2017
Éditeur : Robert Laffont
ISBN : 978-2221197349
Nombre de pages : 416 pages


Condamné pour un meurtre qu'il n'a pas commis, Max Ender a été jeté en pâture à ses codétenus par ceux-là mêmes censés assurer l'ordre et la discipline au sein de la prison. Lorsqu'il est reconnu innocent et libéré, ce n'est plus le même homme. Il n'a désormais plus qu'une seule idée en tête : se venger de cette société qu'il hait par-dessus tout.
Pour frapper ses bourreaux au cœur, il va enlever leurs enfants et, méthodiquement, au fil des ans, faire de ces petits anges des bêtes féroces avant de les envoyer punir ses tortionnaires à sa place. Tout se déroulera selon ses plans jusqu'à ce qu'une de ses créatures lui échappe et disparaisse dans la nature.

Je viens tout juste de terminer ce thriller et je suis littéralement sous le choc! J'ai ressenti un mélange d'émotions tout au long du récit.

En premier lieu, je dois dire que j'ai ressenti de l'empathie pour ce Max qui s'est fait incarcérer alors qu'il n'avait rien à se reprocher. J'ai également ressenti de la colère envers tous ces gens qui ont fait de lui l'homme qui est devenu; c'est-à-dire une bête sauvage, manipulateur et sans cœur. Il est passé de victime à bourreau! Un sociopathe qui cherche à détruire mais trop lâche pour se salir les mains. Il utilisera autrui pour assouvir sa vengeance.

Ensuite, ce fut le choc pour moi lorsque Cameron est arrivé. Et ensuite Randell et Dylon. 

Extrait : Je vous ai extraits de la société pour vous ouvrir les yeux sur la réalité du monde qui vous entoure. Vous serez les seuls êtres assez forts et lucides pour survivre, pour lutter et pour détruire ce système corrompu, injuste et imparfait. Vous êtes des élus, des bras armés destinés à changer le monde.

Cette cruauté, cette violence envers des enfants pour en faire des machines à tuer...mon cœur de mère a trouvé cette section très difficile à lire. Et quelle joie j'ai ressenti lorsque l'un des garçons à réussi à s'enfuir!

Mais le mal a rattrapé ce jeune homme et il rôde autour de lui. Et l'étau se resserre de plus en plus. Le cœur nous fait des tours tellement nous sentons la pression. Impossible de savoir où l'auteure va nous mener avec toute cette enquête. Et le dénouement...je n'en reviens toujours pas!

Je lève mon chapeau à l'auteure. Vraiment! Je viens de découvrir une auteure de talent. Un livre coup de poing par son côté sombre, impossible de rester insensible. Mais je vous avertis, si vous avez le cœur sensible comme moi, il se pourrait que certains passages soient plus difficiles à lire mais ça vaut absolument le coup de continuer.

Ma note : 4.5/5

Je tiens à remercier la maison d'éditons Robert Laffont pour cet incroyable thriller!


jeudi 9 mars 2017

Quand on s'y attend le moins


Auteur : Chiara Moscardelli
Genre littéraire : Chick-lit
Année de parution : 2017
Éditeur :  Belfond
ISBN : 978-2714471420
Nombre de pages : 320 pages

Penelope a trente-six ans, quelques kilos en trop, une vie amoureuse désespérément inexistante, un job pas très épanouissant d'attachée de presse pour Pimpax – LA multinationale de la serviette hygiénique –, et elle est de surcroît affligée d'une maladresse quasi légendaire.
Comment se sortir de l'impasse ? En s'en remettant au dicton de sa grand-mère : « C'est quand on s'y attend le moins que l'amour vous tombe dessus. » Ou, en l'occurrence, qu'on le percute à vélo. Car le jour où elle renverse le ténébreux Alberto, lui brisant la jambe au passage, Penelope en est certaine : ils sont faits l'un pour l'autre.
Et lorsqu'elle le recroise dans les locaux de Pimpax, le doute n'est plus permis. Mais quelque chose cloche : le bellâtre se fait appeler Riccardo et semble avoir tout oublié de sa tendre assaillante. Pourquoi tant de mystères ?
N'écoutant que son courage, notre Penelope se lance dans une folle enquête à la poursuite du prince charmant fuyant et, pourquoi pas, du grand amour.

Au premier abord, tous les éléments essentiels pour un bon roman de Chick-lit sont présents. Une jeune trentenaire naïve, maladroite, en manque d'amour et quelques répliques remplies d'humour et voilà tout est là. L'auteure a ajouté un peu d'originalité, en créant un certain mystère autour d'Alberto Ristori alias Riccardo Galanti.

Notre protagoniste, Penelope, a vraiment le don de se mettre les deux pieds dans les plats et ce, dans tous les sens du terme. Elle a également une curiosité sans bornes. Ce qui l'amènera à des endroits où il ne faut pas et à poser des gestes un peu cocasses. Quant à sa carrière de journaliste, c'est assez amusant de voir qu'elle rédige ces fameux tests, disons féminins, alors qu'elle n'a pratiquement aucune expérience en la matière. Sa relation avec Ristori/Galanti est légèrement ambiguë. On ne sait pas trop comment décrire cet homme...tantôt celui-ci est doux et l'instant d'après, il semble vouloir l'éloigner à tout prix. Mais ce que j'ai adoré c'est ce petit surnom qu'il lui a donné : Tremblement de terre. Cela lui va à la perfection!

J'ai bien aimé les personnages secondaires, surtout Federico. J'aurais aimé qu'il joue un plus grand rôle. Il aurait pu emmener une plus grande touche d'humour dans le récit si l'auteure lui avait fait plus de place.

Il y a de nombreux clichés dans ce roman et malheureusement, ça m'a refroidit. Il y a également quelques éléments répétitifs qui au début nous font rire, ensuite sourire pour finalement nous agacer. Un peu comme si l'auteure avait manqué d'inspiration.

En terminant, je dirais que c'est une jolie petite histoire avec quelques brins d'humour mais rien de mémorable. Une lecture détente qui m'a fait sourire tout simplement.


Ma note : 3/5

Je tiens à remercier la maison d'éditions Belfond pour m'avoir fait sourire avec ce roman!


mardi 7 mars 2017

La fille d'avant


Auteur : JP Delaney
Genre littéraire : Thriller
Année de parution : 2017
Éditeur : Fayard/Mazarine
ISBN : 978-2863744499
Nombre de pages : 462 pages

C’est sans doute la chance de sa vie : Jane va pouvoir emménager dans une maison ultra-moderne dessinée par un architecte énigmatique… avant de découvrir que la locataire précédente, Emma, a connu une fin aussi mystérieuse que prématurée. À mesure que les retournements de situation prennent le lecteur au dépourvu, le passé d’Emma et le présent de Jane se trouvent inextricablement liés dans ce récit hitchcockien, saisissant et envoûtant, qui nous emmène dans les recoins les plus obscurs de l’obsession.

Époustouflant! Surprenant! Une fois ce thriller commencé, il est difficile de s'en détacher.

Tout au long du récit, nous découvrons les personnalités de plusieurs personnages et qui sont assez troublantes. Il y a Emma la dominée, Simon le dépendant affectif, Jane avec son agenda caché et Edward le contrôlant! Sans oublier la *fameuse* maison qui joue un rôle central dans ce thriller psychologique. L'auteur nous expose le côté vraiment sombre de la personnalité narcissique. Cette obsession de vouloir obtenir la perfection à tout prix, de vouloir contrôler la vie d'autrui et d'en être le maître d'œuvre.

Ce roman est assez déroutant et nous donne des frissons dans le dos. Cette maison contrôle jusqu'à la lumière en fonction de l'heure de la journée, la température de l'eau, le système de sécurité, les recherches Internet...bref, qu'arrive-t-il lorsqu'on en perd le contrôle? On ressent vraiment que Jane et Emma sont contrôlées, surveillées, épiées à chaque heure du jour et de la nuit mais est-ce vraiment la maison qui est responsable? Et qu'arrive-t-il lorsqu'on déroge des règles établies par le propriétaire et sa maison?

Je trouve l'idée de l'auteur d'alterner entre le passé d'Emma et le présent de Jane absolument originale et géniale. Au final, le passé ira rejoindre le présent et Jane devra trouver la porte de secours! C'est assurément le meilleur thriller que j'ai lu en ce début d'année.


Ma note : 4.5/5

Je tiens à remercier la maison d'éditions Fayard/Mazarine pour cet découverte!




dimanche 5 mars 2017

Quand je serai partie


Auteur : Emily Bleeker
Genre littéraire : Littérature contemporaine
Année de parution : 2017
Éditeur :  Amazon Crossing
ISBN : 978-1503940192
Nombre de pages : 438 pages

Alors qu’il rentre chez lui après avoir enterré Natalie, la femme de sa vie et la mère de ses trois enfants, Luke Richardson trouve sur le sol de l’entrée une enveloppe bleue sur laquelle son nom est inscrit, d’une écriture qu’il connaît bien : celle de son épouse disparue. Bouleversé, il découvre une lettre de Natalie, rédigée le jour de sa première séance de chimiothérapie près d’un an auparavant. C’est le début d’une longue correspondance unilatérale, qui conduit progressivement Luke à découvrir des secrets trop longtemps enfouis. Tourmenté par les lettres de son épouse, obsédé par le besoin de découvrir qui les envoie, Luke en vient progressivement à remettre en question son mariage et sa famille. Parviendra-t-il, au-delà de la peine et de la souffrance, à envisager un avenir où l’amour subsiste envers et contre tout ? Est-il trop tard pour tenir ses promesses quand la personne qu’on aime a disparu ?

Un père dévasté par la perte de sa femme suite à un cancer; un ado qui aimerait bien avoir été adopté afin de retrouver une mère à ses côtés; une jeune fille qui se sent coupable de ressentir un peu de bonheur car sa mère n'est plus là et un petit bonhomme de 3 ans qui regarde les vidéos de sa mère sur son cellulaire pour réussir à trouver le sommeil. Sans oublier la fragile Jessie et la dynamique Annie. Tous sont à la recherche d'une seule chose : La Paix!

Je dois dire que ce récit m'a vraiment bouleversée. À plusieurs moments, j'ai dû mettre ma lecture de côté car j'avais les larmes aux yeux. Les mots choisis par l'auteure nous touche avec intensité. C'est assurément la première moitié du roman qui nous faire vivre toute une gamme d'émotions. Mais à mesure que le récit avance et moins, je me suis sentie connecter au récit. En grande partie par l'obsession de Luke de vouloir tout savoir.

Le charme des lettres de Natalie m'ont manqué dans la deuxième moitié. J'aurais préféré que le récit soit plus court afin de garder cet élément original. L'auteure aurait dû rester dans la même lignée au lieu d'essayer d'y insérer un peu de suspense.

Un roman émouvant qui donne espoir...la lumière réussira toujours à percer les nuages après la tempête!

Ma note : 4/5

Je tiens à remercier la maison d'éditions Amazon Crossing pour la découverte de ce roman.